Le Limousin vit une période de transition entre le Moyen Age féodal et les temps modernes. Il se consacre tout d'abord à la remise en état de son économie, des tanneries et des mégisseries se multiplient le long de la Vienne, d'Eymoutiers à Saint-Junien, et s'installent à Bellac. A ces industries traditionnelles s'ajoutent des fabriques de papier, notamment de Saint-Léonard à Saint-Junien et surtout l'imprimerie avec l'aide des évêques de Limoges. Enfin l'émaillerie fait à nouveau le renom de Limoges : le plus grand des émailleurs Léonard Limosin, exerce son art à la cour de François Ier.
Les villes limousines rétablissent peu à peu des relations commerciales, les marchands fréquentent les foires de Champagne et de Provence et de nouveaux échanges avec Amsterdam et Hambourg pour le papier voient le jour. De nouvelles foires sont créées : la Saint Loup et les Innocents à Limoges.
La renaissance intellectuelle n'a par contre qu'un faible retentissement en Limousin car ses représentants les plus illustres comme Jean Dorat (un des sept poètes de la pléiade) exercent leur talent à Paris.