Depuis le 1er juin, le revenu de solidarité active (RSA) remplace le RMI, l'API et apporte un supplément de revenu aux travailleurs modestes. Cette nouvelle prestation a pour principal objectif, d'encourager le retour à une activité professionnelle de ses bénéficiaires.
Chef de file des politiques sociales, le Département pilote la mise en oeuvre et la gestion de ce nouveau dispositif.
C'est à la Présidente du Conseil général que revient l'ensemble des décisions individuelles d'attribution, de suspension, de radiation ainsi que l'examen des recours. Par ailleurs, en lien avec ses partenaires, le Département a la responsabilité d'organiser l'accompagnement des personnes sans ou à faible revenu d'activité.
Le RSA est une prestation unique qui apporte un complément de revenu aux travailleurs à revenus modestes, tout en assurant un revenu minimum à ceux qui ne travaillent pas. Cette allocation remplace le revenu minimum d'insertion et l'allocation parent isolé, ainsi que les dispositifs d'intéressement à la reprise d'activité propres à ces minima sociaux.
Sont concernés toutes les personnes de plus de 25 ans (et les plus jeunes ayant un enfant à charge) qui perçoivent un revenu inférieur au Smic (1373,86 € bruts par mois) :
Le montant du RSA est calculé en fonction de la composition familiale du foyer et de ses ressources : revenus d'activités, prestations familiales, autres ressources… Les personnes reprenant une activité professionnelle conservent, après une période de cumul intégral, 62 % de l'allocation. Le RSA est versé par les caisses d'allocations familiales et de mutualité sociale agricole. Le premier versement interviendra le 6 juillet.
La majoration pour parent isolé (MAJI)
Le barème du RSA fait l'objet d'une majoration spécifique pour les bénéficiaires en situation d'isolement assumant la charge d'enfants de moins de 25 ans. C'est le cas des personnes vivant seules, veuves ou séparées, mais pas en situation de simple séparation géographique, quand le conjoint se trouve à l'étranger ou est éloigné pour raison de santé, par exemple.
Pour les personnes déjà allocataires des minima sociaux (RMI, Api), aucune démarche n'est nécessaire : ils bénéficient automatiquement du RSA et leur situation sera examinée à l'échéance de leur contrat d'insertion ou à l'initiative des services du Département.
Pour les bénéficiaires potentiels qui ne perçoivent aucune de ces prestations, la demande de RSA est instruite selon les cas :
L'application du RSA demande la coopération de multiples acteurs partenaires :